Data culture business

Il n’y a pas si longtemps, la gestion des données était l’apanage des seuls informaticiens, statisticiens, et autres techniciens… Aujourd’hui, il est évident que les données ont pris une telle importance dans notre société, que tout le monde doit avoir les bases, y compris les personnes non-techniques : on appelle cela avoir la culture des données ou simplement être data literate.

Plus précisément

La culture des données dans une entreprise est une façon de penser et de travailler.

C’est une manière d’utiliser les données pour mieux s’informer et prendre de meilleures décisions. 

Avoir la culture des données devient une compétence clé dans le monde professionnel. On estime que d’ici 2025, 70 % des employés utiliseront les données de manière intensive. Malheureusement, 60% trouvent que les formations qui leur sont proposées sont encore insuffisantes (étude Forrester pour Tableau).

Comment une entreprise peut-elle développer sa culture des données ?

La démocratisation des données

Principe

L’idée est simple : rendre les données accessibles et compréhensibles pour tout le monde.

Au lieu de restreindre l’accès aux données aux spécialistes des données, chacun peut consulter les données et les applications qui lui semblent pertinentes. Tous les employés ont accès à une visualisation complète et simple des bases de données.

A l’inverse d’une approche top-down où le leadership impose l’utilisation d’outils plus ou moins faciles à prendre en main, cette méthode encourage à s’intéresser aux données et à prendre des initiatives. Elle permet ainsi d’explorer de nouvelles opportunités qui seraient restées cachées si l’accès aux données était restreint. 

Au fur et à mesure de la démocratisation des données, les processus s’automatisent de plus en plus car tout le monde collabore, communique et se comprend plus aisément. 

L’outil qui rend possible le partage de la connaissance des données et de leur sémantique est le catalogue de données.

Bénéfices

Les bénéfices de la démocratisation des données sont entre autres : 

Culture des données et gouvernance des données

Acculturation data

Si une culture des données peut se développer de manière informelle et naturelle dans les entreprises, elle se développe de manière plus organisée dans le cadre d’un programme de gouvernance des données. L’acculturation est même inhérente à toute démarche de gouvernance des données sérieuse.

Un programme de gouvernance des données nécessite une acculturation aux données dès sa phase d’initiation. Des séances de formation pédagogique ou de coaching permettent de sensibiliser aux enjeux de la data en général.

L’acculturation de tous les métiers à la data contribue à une meilleure connaissance de la valeur des données et peut être à l’origine du développement de nouveaux projets autour des données, techniques ou non. Dans le cadre de la gouvernance des données, cette acculturation permet de faire comprendre aux différents métiers l’intérêt de documenter les données

Culture des données et gestion du changement

Étant donné qu’un programme de gouvernance des données est censé changer les habitudes de travail d’une entreprise, des processus de gestion du changement (change management en anglais) interviennent : le changement de culture d’entreprise par rapport à l’utilisation des données en fait partie. 

Il faut voir la culture des données comme un driver de la gestion du changement dans un programme de gouvernance des données.

La culture des données est une culture de décision

Par opposition au big data où le volume prime, la culture des données renvoie à un cadre de travail où la qualité et la fiabilité des données prévaut. La culture des données vise à ce que la collecte, l’analyse et la visualisation des données puissent permettre de prendre de meilleures décisions.

Un de ses objectifs est de permettre à chacun de pouvoir identifier des problèmes relatifs aux données utilisées au jour le jour, afin de les résoudre rapidement et à moindre coût. Elle est donc un impératif de n’importe quelle stratégie des données, qu’elle soit dite app centric, data driven ou surtout data centric.

Conclusion

Dans un monde où le poids des données n’en finit plus de croître, les entreprises qui ont la meilleure culture des données sont les plus compétitives. Elles peuvent s’adapter rapidement à l’utilisation de nouvelles technologies en restant toujours à la pointe et résistent mieux aux crises : pandémie, crash boursiers, guerres…